Fusion ?
LE POINT DE VUE DE VIVRE EN TRIEVES
SUR LE PROJET DE FUSION
DES TROIS COMMUNAUTÉS DE COMMUNES
Réactions aux arguments de M Pierre Arnaud
Dans le numéro 18 du Journal « Trièves », M Pierre Arnaud a tenu à exprimer son point de vue sur le projet de fusion des Communauté de communes de Clelles, Mens et Monestier de Clermont en une seule entité intercommunale. Les arguments développés nous paraissant inquiétants, il nous semble important d’y répondre.
Les associations travaillent au quotidien à l’échelle d’un « pays » qu’on appelle Trièves. Géographiquement bien délimité, ce territoire affirme une réelle cohérence. Tout autant que le Vercors ou la Matheysine, le Trièves a une histoire, un bâti, des paysages… Ses habitants se reconnaissent triévois et, contrairement à ce que M Pierre Arnaud veut laisser croire, ils se plaisent à circuler en Trièves, pour travailler, pour accéder à un service ou pour se distraire. Prétendre que les habitants de Mens et de Monestier de Clermont « ne se connaissent pas, donc ne se fréquentent pas et ne se rencontrent pas » relève de la contre-vérité et nous le constatons chaque jour. Pire, cela revient à entretenir, volontairement ou non, un malaise insidieux, qui tend à opposer le village et le village voisin, le canton et le canton voisin, le pays et le pays voisin. Ce « clochemerlisme » a vécu et il est indigne et dangereux d’essayer de le réveiller.
Sans doute les cantons de Clelles, Mens et Monestier de Clermont connaissent-ils des différences, des spécificités. En quoi cela entrave-t-il les très nombreuses collaborations entre tous ? L’agriculture et la forêt, la culture et le patrimoine, la petite enfance, l’économie, le développement durable sont des questions qui sont abordées ensemble, parfois depuis de très nombreuses années, grâce au travail des collectivités locales, du Syndicat d’Aménagement du Trièves, du Comité d’Expansion, des associations, des habitants. N’aurait-on pas tout intérêt à appréhender de même les dossiers du tourisme, de l’enfance et de la jeunesse, de l’accompagnement des personnes âgées, isolées ou en risque d’exclusion ?
Par ailleurs, après avoir conçu et animé ensemble le Schéma de Développement, nous avons aujourd’hui en commun l’agenda 21 du Trièves. Nous sommes convaincus qu’il peut être le pilier d’un épanouissement maîtrisé de notre territoire, pour peu que l’envie d’y travailler ensemble continue et s’intensifie Mais nous savons en revanche que les discours qui visent à diviser artificiellement les forces vives du Trièves vont à l’encontre de l’intérêt partagé des habitants.
Les élections municipales approchent. Seront ensuite désignés au sein des conseils municipaux les délégués qui représenteront les communes à l’échelle intercommunale. Nous espérons que les habitants auront à cœur de porter leur choix sur des élus qui défendront l’idée d’un Trièves vivant, de Saint Martin de la Cluze à Lalley, de Chichilianne à Saint Sébastien.
Nous ne savons pas si une fusion des trois Communauté de communes est la solution pour avancer dans cette perspective et nous ne demandons qu’à être associés aux réflexions actuelles.
SUR LE PROJET DE FUSION
DES TROIS COMMUNAUTÉS DE COMMUNES
Réactions aux arguments de M Pierre Arnaud
Dans le numéro 18 du Journal « Trièves », M Pierre Arnaud a tenu à exprimer son point de vue sur le projet de fusion des Communauté de communes de Clelles, Mens et Monestier de Clermont en une seule entité intercommunale. Les arguments développés nous paraissant inquiétants, il nous semble important d’y répondre.
Les associations travaillent au quotidien à l’échelle d’un « pays » qu’on appelle Trièves. Géographiquement bien délimité, ce territoire affirme une réelle cohérence. Tout autant que le Vercors ou la Matheysine, le Trièves a une histoire, un bâti, des paysages… Ses habitants se reconnaissent triévois et, contrairement à ce que M Pierre Arnaud veut laisser croire, ils se plaisent à circuler en Trièves, pour travailler, pour accéder à un service ou pour se distraire. Prétendre que les habitants de Mens et de Monestier de Clermont « ne se connaissent pas, donc ne se fréquentent pas et ne se rencontrent pas » relève de la contre-vérité et nous le constatons chaque jour. Pire, cela revient à entretenir, volontairement ou non, un malaise insidieux, qui tend à opposer le village et le village voisin, le canton et le canton voisin, le pays et le pays voisin. Ce « clochemerlisme » a vécu et il est indigne et dangereux d’essayer de le réveiller.
Sans doute les cantons de Clelles, Mens et Monestier de Clermont connaissent-ils des différences, des spécificités. En quoi cela entrave-t-il les très nombreuses collaborations entre tous ? L’agriculture et la forêt, la culture et le patrimoine, la petite enfance, l’économie, le développement durable sont des questions qui sont abordées ensemble, parfois depuis de très nombreuses années, grâce au travail des collectivités locales, du Syndicat d’Aménagement du Trièves, du Comité d’Expansion, des associations, des habitants. N’aurait-on pas tout intérêt à appréhender de même les dossiers du tourisme, de l’enfance et de la jeunesse, de l’accompagnement des personnes âgées, isolées ou en risque d’exclusion ?
Par ailleurs, après avoir conçu et animé ensemble le Schéma de Développement, nous avons aujourd’hui en commun l’agenda 21 du Trièves. Nous sommes convaincus qu’il peut être le pilier d’un épanouissement maîtrisé de notre territoire, pour peu que l’envie d’y travailler ensemble continue et s’intensifie Mais nous savons en revanche que les discours qui visent à diviser artificiellement les forces vives du Trièves vont à l’encontre de l’intérêt partagé des habitants.
Les élections municipales approchent. Seront ensuite désignés au sein des conseils municipaux les délégués qui représenteront les communes à l’échelle intercommunale. Nous espérons que les habitants auront à cœur de porter leur choix sur des élus qui défendront l’idée d’un Trièves vivant, de Saint Martin de la Cluze à Lalley, de Chichilianne à Saint Sébastien.
Nous ne savons pas si une fusion des trois Communauté de communes est la solution pour avancer dans cette perspective et nous ne demandons qu’à être associés aux réflexions actuelles.
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