Ouverture du tronçon Coynelles - col du fau : surréaliste !

Publié le par Vivre en Trièves


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Photos : 120 personnes au pic-nic de Vivre en Trièves au col du Fau, à l'occasion de l'inauguration du dernier tronçon


Vivre en Trièves
Communiqué de presse
23 mars 2007
 
 
A51 : surréaliste !
 


L’inauguration triomphale du secteur de l’A51 Coynelle – Col du Fau est indécente. En plein débat sur le réchauffement climatique et sur la raréfaction du pétrole, se réjouir de cet ouvrage extrêmement coûteux est atterrant. Impact environnemental énorme, utilité bien inférieure à celle des aménagements proposés de la RN75 (grande déviation de Monestier de Clermont, voies de dépassement, rectification de virages), de la RN 85 et de la voie ferrée, gains de temps sur l’autoroute annulés par le développement des bouchons à Grenoble…

Les responsables économiques et politiques qui se félicitent  de l’A51 sont soit aveugles, soit de mauvaise foi.

- L’A51 provoque une spéculation immobilière énorme au détriment des jeunes du pays qui ne peuvent pas se loger.
- L’A51 condamne le Trièves à devenir une zone–dortoir de l’agglomération grenobloise : travailler à Grenoble, consommer à Grenoble, et augmente la pollution de celle-ci.
- L’A51 pénalise le développement des transports collectifs, alors que les décideurs devraient anticiper sur l’augmentation du prix du pétrole et le réchauffement climatique.
- L’A51 abîme fortement l’image du Trièves dont les principaux atouts sont le tourisme doux et l’agriculture de qualité.

Conclusion : l’A51 ne désenclave pas le Trièves, elle le vide au contraire de sa capacité à se développer. L’A51 est un frein majeur à tous les investissements sociaux dont la population a le plus besoin : logements, transports collectifs, aide aux porteurs de projets économiques, etc…


Terminer l’A51 nécessite 3,2 milliards d’euros, dont 75% de fonds publics : sommes-nous si riches pour nous permettre des dépenses inutiles ??? La population locale est loin d’accueillir triomphalement l’A51. Au minimum, le doute est installé. Le débat public de 2005 a penché fortement contre ce projet. De plus en plus d’habitants sont sensibles au fait que, dans 20 ou 25 ans, au cas où l’A51 serait achevée, il n’y aurait plus de pétrole à un prix accessible. À 20.000 euros le mètre et à 2,90 € le péage, qui pourra encore se la payer ?

Avec l’A51, le printemps, c’est toujours l’hiver !



Association Vivre en Trièves et différents réseaux d’habitants du Trièves,
à l’initiative du rassemblement du Col du Fau le 18 mars 2007.


Les noms gagnants du concours de Vivre en Trièves « quel nom pour l’A51 » parmi les 78 propositions parvenues, sont :

-    l’autoroute du col du fau(x) débat
-    l’autoroute du changement climatique
-    l’autoroute du pastis
-    l'A55A551NE


Vivre en Trièves
04 76 34 89 63
vivreentrieves@club-internet.fr
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Publié dans A51

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